Parmi les "désirs purs et durables aux hommes qui ne sont pas encore nés", le 15 juillet 1735, Voltaire vantait les mérites "d'une écluse du canal qui joint les deux mers", mais ne prévoyait pas encore l'intéret -touristique- du canal latéral à la Garonne, prolongement logique du précédent (actuellement "classé").

Jeanine et Claude DAVID, début novembre 1996 et pendant deux semaines, on t assistés au démontage, à la restauration et au remontage de portes d'écluses (n°12 et n°17) pendant la période de l'année appelée "chômage" du canal. Dans la brume, le froid, sous la bruine et le vent glacé, l'équipe des V.N.F basée à Moissac fut chargée de cette remise en état. Les deux photographes -casqués et bottés- furent parfaitement bien accueillis, dans les bureaux et sur le terrain (au fond du canal vidé et sur les quais déserts).
J. et C. D. apportent ici, en quelques clichés significatifs, le témoignage fidèle (sans lumière additionnelle, sans intervenir dans la mise en place des ouvriers et par tous les temps !) d'une opération rude, précise, souvent artisanale, sans laquelle les loisir des vacanciers fin 20e début 21e sièvle seraient interdits. Allongé sur le pont d'une péniche ou d'un bateur de plaisance, sous le soleil enviable de Midi-Pyrénées, pense-t-on à cette mission nécéssaire de surveillance et de réflection ? Ainsi va la vie ... automnale de toute écluse.
J. et C. D. dédient ce travail photographique à la mémoire de leurs arrière-grands-pères, vignerons et négociants en vins, du temps où les gabares empruntaient leur Lot, d'écluse en écluse.

Jeanine COLLARD-DAVID